Qu’est-ce que le risque carbone en finance ? Comment les entreprises le gèrent ?

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Ouvrage Finance – Série FNEGE Management décarboné

Le risque carbone est devenu un enjeu majeur de gestion des risques pour les entreprises européennes. Gérer ce risque peut être considéré dans le cadre commun de la gestion conventionnelle de risques incluant les risques de marché, opérationnel et de réputation.

En finance, le risque de marché se manifeste par une volatilité anormale des prix. Il existe deux manières pour les entreprises de s’en couvrir : la couverture naturelle et celle financière. Au niveau du marché du carbone, la couverture naturelle consiste à utiliser des mécanismes de mise en réserve et d’emprunt de quotas sur le marché primaire. Quant à la couverture financière, elle consiste à contracter des contrats à terme ou optionnels. Au niveau européen, les entreprises utilisent des couverture financières presqu’exclusivement basées sur l’achat de contrats à terme puisque les couvertures naturelles sont désormais limitées avec l’achat aux enchères des quotas.

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De manière générale, on peut fixer le prix du carbone selon deux grands mécanismes : - La taxe carbone. Fixée par l'État, elle s'applique à la consommation de combustibles fossiles et peut-être ajusté selon une trajectoire prévue par la loi. - Les mécanismes du marché. Dans le cadre d’un marché de quotas ou de crédits carbone, le prix se fixe par le jeu de de l’offre et la demande. Le marché du carbone est perçu comme plus adapté aux trajectoires de décarbonation des entreprises- reste que le prix du carbone qu’il détermine peut-être très volatil. On parle des prix du carbone car ils diffèrent considérablement selon les pays et les mécanismes retenus (marché ou taxe). Or, ces prix sont inférieurs à 100 €/t, qui pour la plupart des économistes, serait le prix minimum nécessaire pour limiter le réchauffement à 2°C. Pour 1,5°C, ce serait plutôt 150-200 €/tonne d'ici 2030. La plupart des prix actuels du carbone restent donc insuffisants pour atteindre les objectifs climatiques à l’échelle internationale.
RANNOU Yves - FNEGE |
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Forte de plus de dix ans d’expertise, la FNEGE a réalisé plus de 110 études d’impact pour des universités et grandes écoles. Ces travaux montrent que l’impact réel des institutions académiques est souvent ignoré ou largement sous-estimé par les parties prenantes. La FNEGE défend une approche multidimensionnelle de l’impact, structurée autour de sept dimensions allant bien au-delà du seul impact financier. Les études d’impact visent ainsi à objectiver ces contributions et à formuler des recommandations pour renforcer l’impact global des institutions.
KALIKA Michel - iaelyon School of Management |
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Face à un environnement concurrentiel, ENSIS et UNIS sont des études d’impact conçues pour aider les écoles d’ingénieurs et les universités à démontrer la valeur réelle de leurs contributions. Elles permettent de mesurer et de valoriser les impacts financiers, éducatifs, économiques, scientifiques, sociaux et territoriaux. Ces démarches structurées aident à convaincre les parties prenantes publiques et privées de l’utilité et de l’attractivité des établissements. Elles constituent également un levier stratégique pour renforcer leur positionnement et leur développement à long terme.
KALIKA Michel - iaelyon School of Management |
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ENSIS est une étude d’impact destinée aux écoles d’ingénieurs pour valoriser et différencier leur contribution dans un contexte de forte concurrence et de raréfaction des ressources. Elle vise à démontrer l’impact réel de l’école auprès de ses parties prenantes (collectivités, ministères, entreprises, alumni) à partir de données territoriales ciblées. L’évaluation repose sur sept dimensions complémentaires : financière, éducative, économique, recherche, écosystème, sociale et sociétale, et image. ENSIS permet ainsi de rendre visibles les apports multiples de l’école sur ses zones d’influence et de renforcer sa légitimité et son attractivité.
KALIKA Michel - iaelyon School of Management |

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