Imposé en 2020, le télétravail s’installe durablement en mode hybride. Recommandé par le ministère du Travail puis obligatoire dès le 3 janvier 2022, il s’exerce alors à nouveau dans un cadre contraignant. L’obligation prend fin le 2 février 2022. Le travail exercé à domicile a bouleversé l’organisation intra-familiale, contribué à un accroissement de la charge de travail et à des situations de stress ou d’isolement. Le télétravail à domicile s’est exercé dans des conditions inégales en fonction du lieu de vie et de la position sociale du ménage, ainsi que du sexe (Étude COCONEL, 2020 ; Boston Consulting Group, 2021). Notre démarche s’inscrit dans ce questionnement et vise à démontrer l’impact éventuel de la formalisation du travail à domicile sur les inégalités de genre et l’influence sur la rémunération. La partie empirique repose sur une étude quantitative menée en 2022 auprès de 211 répondants travaillant à domicile. Nous mobilisons la littérature sur le télétravail, les inégalités, la théorie des conventions et les théories contractualistes. Les résultats, révèlent que la formalisation du travail à domicile n’influence pas la rémunération, les facteurs de contingence (formalisation induite) en revanche produisent des inégalités de genre en matière de rémunération. L’absence d’espace de travail dédié à domicile engendre des inégalités de rémunération.

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La littérature existante sur la légitimité des filles successeures dans le processus de transmission des entreprises familiales tend à dissocier, d’une part, l’analyse du rôle joué par ces successeures et, d’autre part, celle des réseaux qui activent et valident leur légitimité. Cette dissociation entretient un dualisme dans la conceptualisation des relations entre les filles repreneuses et les différentes parties prenantes. Cette étude comble ce manque en mobilisant la Strong Structuration Theory et l’analyse de cinq études de cas de filles successeures. Les résultats montrent que la légitimité sociale des filles repreneuses dans les entreprises familiales résulte d’une interaction continue entre l’agency individuelle et les structures sociales, selon une logique de dualité. L’étude propose ainsi une conceptualisation de la légitimité comme un processus dynamique de co-construction sociale. Elle met en lumière l’interdépendance entre la légitimité personnelle et la légitimité entrepreneuriale, qui se renforcent mutuellement au travers de cycles de structuration imbriqués. Cette articulation contribue à la co-construction progressive de la légitimité sociale, soulignant son caractère évolutif et adaptatif.
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