Le modèle linéaire de l’innovation, qui fait l’hypothèse d’une relation unidirectionnelle allant de la science vers la technologie, est un cadre conceptuel très critiqué. Par contraste avec la thèse dominante en histoire de la pensée économique, nous montrons que les économistes de la science dans les années cinquante et soixante n’ont pas développé le modèle linéaire de l’innovation. Pour ce faire, nous nous concentrons principalement sur les contributions de Richard Nelson à l’économie de la science et de l’ « invention ». Nous soulignons que Nelson a développé une représentation interactionniste des liens entre la science et technologie fondée sur une approche économique évolutionniste. Ces éléments permettent enfin d’expliquer les critiques que porte Nelson aux brevets.

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Cette vidéo présente le cas CCMP « Ricoh : Imprimer une dynamique durable à l’échelle locale » ainsi que la démarche pédagogique innovante conçue pour son exploitation.
Le cas illustre la difficulté de mise en œuvre d’une stratégie de durabilité dans un contexte industriel en transition vers l’économie circulaire. La séquence pédagogique repose sur un dispositif en quatre étapes (comprendre, se mettre à la place, ressentir et agir) visant à favoriser une appropriation expérientielle des enjeux de transformation.
Les apprenants mobilisent successivement une analyse stratégique (SWOT), un jeu de rôle, une carte d’empathie et l’élaboration d’un plan d’actions managérial.
Ce cheminement progressif favorise la compréhension des tensions organisationnelles et des leviers d’adhésion liés au changement. La méthode valorise la co-construction et l’engagement collectif, tout en développant des compétences en management de la durabilité et en conduite du changement.
BOLLINGER Sophie - Faculté des Sciences Economiques et de Gestion Strasbourg |
NEUKAM Marion - Faculté des Sciences Economiques et de Gestion Strasbourg |
HELFRICH Vincent - ESSCA |
- Expériences pédagogiques
- Développement Durable et RSE
