Le modèle (non) linéaire de l’innovation : Richard Nelson et l’économie de l’invention

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Le modèle linéaire de l’innovation, qui fait l’hypothèse d’une relation unidirectionnelle allant de la science vers la technologie, est un cadre conceptuel très critiqué. Par contraste avec la thèse dominante en histoire de la pensée économique, nous montrons que les économistes de la science dans les années cinquante et soixante n’ont pas développé le modèle linéaire de l’innovation. Pour ce faire, nous nous concentrons principalement sur les contributions de Richard Nelson à l’économie de la science et de l’ « invention ». Nous soulignons que Nelson a développé une représentation interactionniste des liens entre la science et technologie fondée sur une approche économique évolutionniste. Ces éléments permettent enfin d’expliquer les critiques que porte Nelson aux brevets.

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Le concept de performativité explore comment les idées, les théories et les pratiques influencent la construction sociale. Il se réfère à la capacité d’une théorie ou d’une idée à remodeler la société conformément à ses prédictions, en mettant l’accent sur les dispositifs matériels à travers lesquels elles se matérialisent. Initialement développé par le philosophe du langage John Austin, il a été étendu à d’autres domaines comme la sociologie et la gestion. En sociologie économique, par exemple, les travaux de Michel Callon ont montré comment la théorie économique participe à la construction de l’économie réelle à travers l’utilisation d’outils et de méthodes dans des agencements sociotechniques. En gestion, les chercheurs s’intéressent également à la performativité des discours et des outils, cherchant à comprendre comment ils sont mobilisés pour transformer les organisations.
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Pitch pour le Prix FNEGE de la Meilleure Thèse en Management 2024 (thèse en 180 secondes) – Prix de thèse de l’ARIMHE Présentation par Christian Makaya de sa thèse soutenue à l’université de Paris-Nanterre sous la direction du Professeur Céline Barrédy. Titre de la thèse : Incidence de la posture interactionnelle de l’enseignant en entrepreneuriat sur la soutenabilité de la génération de connaissances : une approche écosystémique.
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Pitch pour le Prix FNEGE de la Meilleure Thèse en Management 2024 (thèse en 180 secondes) – Prix de thèse AEI Cette vidéo présente les travaux de la thèse de Pierre-Louis Meuric intitulée « Comprendre les déterminants de la forte croissance des Entreprises à Internationalisation Rapide et Précoce : une approche par les microfondations des capacités dynamiques ». À travers cette thèse, Pierre-Louis s’intéresse à l’internationalisation des entreprises à internationalisation rapide et précoce. En effet, ces entreprises ont tendance à créer plus d’emplois et à générer une plus forte croissance que leurs homologues restant au niveau national. Cependant, ces EIRP rencontrent de nombreux challenges, ce qui rend leur taux de survie très faible. Par conséquent, cette vidéo résume les différents enseignements de cette thèse et explique comment ces organisations peuvent réussir leur internationalisation sur le long terme.
MEURIC Pierre-Louis - FNEGE |
Pitch pour le Prix FNEGE de la Meilleure Thèse en Management 2024 (thèse en 180 secondes) – Prix de thèse ATLAS AFMI Cette thèse s’intéresse aux effets des chocs exogènes sur les stratégies d’internationalisation des PME exportatrices. Cette thèse se compose de trois articles de recherche qui traitent d’une part, de la conceptualisation des « chocs exogènes » dans la littérature en management international et d’autre part, de l’explication des effets de ces chocs sur les comportements stratégiques relatifs au portefeuille de marchés des PME exportatrices. Nous mobilisons deux théories complémentaires, la théorie des options réelles et la behavioral theory qui apportent une explication sur les comportements stratégiques observés. Pour réaliser ces recherches, nous nous appuyons sur une méthode de revue systématique de la littérature (N = 176 articles) et sur des méthodologies quantitatives d’économétrie de panel (N = 4 280 et N = 2 975 firmes). Notre revue systématique de la littérature aboutit à une définition, une typologie des chocs et des pistes de recherche sur lesquelles nous nous appuyons pour justifier nos choix théoriques, méthodologiques et empiriques. Nos recherches quantitatives montrent que les effets systémiques des chocs exogènes influencent les stratégies d’internationalisation en incitant les PME exportatrices à redéfinir et réadapter leurs comportements à l’export.
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