Nombreux sont les échecs des organisations internationales attribués aux manques de compétences interculturelles de la part des employés et des managers. Aussi, la littérature actuelle cherche non seulement un consensus sur la définition du concept de compétence interculturelle, mais elle cherche également les moyens de le mesurer, car il s’avère difficilement mesurable. L’objectif de cette étude exploratoire est de contribuer à la recherche sur les compétences interculturelles individuelles et d’approfondir la compréhension de l’acquisition de ces compétences en utilisant une méthodologie mixte, quantitative et qualitative avec des cartes cognitives.

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La littérature existante sur la légitimité des filles successeures dans le processus de transmission des entreprises familiales tend à dissocier, d’une part, l’analyse du rôle joué par ces successeures et, d’autre part, celle des réseaux qui activent et valident leur légitimité. Cette dissociation entretient un dualisme dans la conceptualisation des relations entre les filles repreneuses et les différentes parties prenantes. Cette étude comble ce manque en mobilisant la Strong Structuration Theory et l’analyse de cinq études de cas de filles successeures. Les résultats montrent que la légitimité sociale des filles repreneuses dans les entreprises familiales résulte d’une interaction continue entre l’agency individuelle et les structures sociales, selon une logique de dualité. L’étude propose ainsi une conceptualisation de la légitimité comme un processus dynamique de co-construction sociale. Elle met en lumière l’interdépendance entre la légitimité personnelle et la légitimité entrepreneuriale, qui se renforcent mutuellement au travers de cycles de structuration imbriqués. Cette articulation contribue à la co-construction progressive de la légitimité sociale, soulignant son caractère évolutif et adaptatif.
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