Quand la FNEGE a proposé à Corinne Grenier et à Jean-Philippe Denis une étude sur les ressources des Business School (et des IAE), une première voie a très vite été rejetée : celle de porter un regard de bons comptables pour privilégier la mise à nu de l’apparente heureuse situation de ces écoles : les risques d’un isomorphisme concurrentiel, des tensions fortes, financières et identitaires et un retour sur investissement de plus en plus incertain. Nous avons privilégié une analyse autour de quelques questions fondamentales : » ce qu’enseigner veut dire et pour qui » ; » ce que faire de la recherche veut dire et pour qui » ; et » comment repenser des marges de manœuvre plus radicales « . De nouvelles tensions ont été mises à jour : la Recherche pour la » marque professeur » ou » la marque institutionnelle » ?; le professeur : un spécialiste ou un » homme orchestre » ? ; l’étudiant comme une ressource de plus en plus rare ; et finalement le numérique comme une véritable innovation radicale qui appelle d’autres efforts radicaux. Deux principales voies de renouveau ont été proposées : repenser l’articulation entre Recherche et Formation ; repenser les voies de la coopération pour éviter la bulle financière des frais de scolarité.

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Forte de plus de dix ans d’expertise, la FNEGE a réalisé plus de 110 études d’impact pour des universités et grandes écoles. Ces travaux montrent que l’impact réel des institutions académiques est souvent ignoré ou largement sous-estimé par les parties prenantes. La FNEGE défend une approche multidimensionnelle de l’impact, structurée autour de sept dimensions allant bien au-delà du seul impact financier. Les études d’impact visent ainsi à objectiver ces contributions et à formuler des recommandations pour renforcer l’impact global des institutions.
KALIKA Michel - iaelyon School of Management |
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- Enseignement supérieur de Management, Management public, Management Stratégique
