Prix FNEGE de la Meilleure Thèse transdisciplinaire 2026
Le GIEC le rappelle : les populations les plus vulnérables au changement climatique sont souvent celles qui en sont les moins responsables — un héritage direct des inégalités coloniales. Cette thèse analyse comment les ONG françaises de solidarité internationale, ancrées dans cette histoire, gèrent la transition écologique dans des territoires du Sud global, notamment au Burkina Faso et au Sénégal. En croisant les Critical Management Studies et les approches décoloniales, elle montre que leurs outils de gestion — indicateurs, normes, processus — reproduisent parfois les logiques de pouvoir qu’ils prétendent dépasser. Mais elle documente aussi les pratiques alternatives, les adaptations endogènes et les dynamiques de résistance qui dessinent les contours d’une gestion plus juste : plurielle, contextuellement ancrée, et attentive aux savoirs des territoires.
