Cette recherche s’intéresse à la communication RSE des entreprises et plus particulièrement au discours qu’elles emploient dans le cadre de leur reporting sociétal volontaire. Elle se propose d’étudier la manière avec laquelle l’entreprise construit son discours RSE et les dispositifs et procédés qu’elle met en place pour accroître son potentiel de légitimation. En nous appuyant sur la théorie des actes de langage (Austin, 1970 ; Searle, 1972), nous examinons les rapports RSE/DD de Sanofi entre 2004 et 2021 en adoptant une double analyse statique et longitudinale permettant d’éclairer le processus discursif employé par l’entreprise dans sa quête de légitimité.

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La littérature existante sur la légitimité des filles successeures dans le processus de transmission des entreprises familiales tend à dissocier, d’une part, l’analyse du rôle joué par ces successeures et, d’autre part, celle des réseaux qui activent et valident leur légitimité. Cette dissociation entretient un dualisme dans la conceptualisation des relations entre les filles repreneuses et les différentes parties prenantes. Cette étude comble ce manque en mobilisant la Strong Structuration Theory et l’analyse de cinq études de cas de filles successeures. Les résultats montrent que la légitimité sociale des filles repreneuses dans les entreprises familiales résulte d’une interaction continue entre l’agency individuelle et les structures sociales, selon une logique de dualité. L’étude propose ainsi une conceptualisation de la légitimité comme un processus dynamique de co-construction sociale. Elle met en lumière l’interdépendance entre la légitimité personnelle et la légitimité entrepreneuriale, qui se renforcent mutuellement au travers de cycles de structuration imbriqués. Cette articulation contribue à la co-construction progressive de la légitimité sociale, soulignant son caractère évolutif et adaptatif.
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