Les marques s’engagent de plus en plus dans le marketing de la cause (CrM), appelé cause-related marketing ou charity promotion en anglais, qui est une pratique communicationnelle initiée par une entreprise à but lucratif pour promouvoir un bien ou un service dont une partie du prix de vente est reversée à une cause charitable pour en soutenir l’action. Parallèlement au développement des activités de CrM, les critiques à leurs égards se sont développées, car ces premières concourent parfois au développement de messages induisant le consommateur en erreur. Pour contrecarrer ces pratiques, les consommateurs et les associations à but non lucratif utilisent de plus en plus les parodies publicitaires, des messages non commerciaux qui imitent une publicité réelle pour adresser des critiques aux marques. Dans ce contexte, l’étude examine comment ces parodies peuvent avoir un impact négatif sur les évaluations attitudinales et comportementales des consommateurs à l’égard des marques s’engageant dans des campagnes de CrM. En mettant en œuvre une expérimentation comparant les campagnes de CrM et les parodies qui en sont faites, l’auteur montre les effets pervers des parodies de CrM sur l’attitude envers la marque et le bouche à oreille qui s’expliquent par le scepticisme généré par les campagnes de CrM envers les motivations poursuivies par l’entreprise. En outre, l’article montre qu’il existe une asymétrie des effets dans laquelle les parodies de CrM endommagent plus fortement l’évaluation des marques que les campagnes réelles de CrM l’améliorent. Les auteurs ont répliqué les résultats pour deux types de critique et deux types de marque. Les résultats fournissent des implications utiles pour les praticiens qui conduiront à une plus grande autorégulation des pratiques de CrM.

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Christophe Fonteneau présente son métier d’expert-comptable, vérificateur de durabilité et commissaire aux comptes : un rôle de copilote au cœur de la vie économique. Il aide les dirigeants à donner du sens aux chiffres pour décider, que ce soit pour un restaurant, une start-up innovante ou un grand groupe familial. Ses missions vont des comptes annuels aux déclarations fiscales et sociales, en passant par l’audit, la consolidation, la transmission d’entreprise ou la communication financière et extra-financière. Il joue aussi un rôle citoyen : vérification des comptes de campagne et certification des états de durabilité. Ces missions exigent rigueur, pédagogie, curiosité et empathie, car derrière chaque bilan se trouvent des projets humains. La profession évolue avec la facture électronique, le reporting de durabilité, les bases de données complexes et l’IA : moins de saisie, plus de conseil et d’analyse. Si l’IA facilite la détection d’anomalies, le jugement professionnel et le lien humain restent essentiels. Chaque journée est différente et offre de nouveaux apprentissages, ce qui nourrit la passion pour ce métier au carrefour des chiffres et de l’humain.
FONTENEAU Christophe (Philippe) - IPAG Business School |
- Métiers du management
- Comptabilité et Audit, Développement Durable et RSE, Management des PME

