Travailler pour une banque qui appartient à ses clients sociétaires : ça change quoi ?

Travailler pour une banque qui appartient à ses clients sociétaires : ça change quoi ?

Depuis la crise financière, la différence de statut est devenue un élément différenciant dans la stratégie de communication des banques coopératives. Cette différence se retrouve-t-elle quand elles communiquent sur leur marque employeur ? Cet article étudie l’identité de marque employeur des banques coopératives et la compare à celle des banques non-coopératives à partir des sites institutionnels de recrutement des principaux acteurs du secteur bancaire français. Les résultats montrent notamment que les différentes banques sont proches lorsqu’elles communiquent sur les attributs organisationnels et symboliques et sur les bénéfices fonctionnels de la marque employeur. Dans ce cas, les différences observées ne relèvent pas du statut (coopératif ou non) mais correspondent à des spécificités mises en avant par chacune des banques. Les différences en fonction du statut sont en revanche plus marquées pour les bénéfices économiques et psychologiques de la marque employeur. Leur statut particulier apparaît alors comme un élément différenciant pour les banques coopératives et les principes coopératifs leur permettent de se distinguer des banques capitalistes. Au final, il semble néanmoins difficile d’évoquer l’existence d’une « marque employeur coopérative » en référence à l’identité coopérative.

Since the financial crisis, the difference in status has become an element of differentiation in the communication strategy of cooperative banks. Is this difference observable when companies communicate their employer brand? This article examines the employer brand identity of cooperative banks and compares it to that of non-cooperative banks by studying the institutional websites of recruitment of the major French banks. The results show in particular that the different banks are close when they communicate on the organizational and symbolic attributes and on the functional benefits of the employer brand. In this case, the differences don’t depend on the status (cooperative or not) but are rather related to the specificities put forward by each of the banks. The differences based on the status are however stronger concerning economic and psychological benefits of the employer brand. Their special status then appears as an element of differentiation for cooperative banks and cooperative principles allow them to distinguish themselves from capitalist banks. Finally, it still seems difficult to evoke the existence of a “cooperative employer brand” in reference to the cooperative identity.

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https://www.cairn.info/revue-@grh-2015-2-page-59.htm

À propos de l'auteur

Nom(s) GUILLOT-SOULEZ Chloé;
Institution(s) iaelyon School of Management;
Fonction(s) Maître de conférences
Tags
  • Coopératives
  • Marque+employeur
  • identité+de+marque
  • banques
Pourquoi travailler dans une banque ? Plus particulièrement, pourquoi travailler dans une banque sociétaire ? C'est la question que pose dans cette vidéo Chloé Guillot-Soulez : y a-t-il une différence entre une banque traditionnelle et une banque coopérative, lorsqu'on y est employé ? Car s'il est évident que l'argument d'une banque collaborative peut être utilisé d'un point de vue marketing, on peut légitimement se demander s'il aide à créer un esprit de cohésion au sein d'une même entreprise. Le travail en banque apparaît peut-être alors plus éthique, plus moral, et par voie de conséquence, plus facile à vivre pour le collaborateur quotidien. Cette question de l'éthique dans le business est aussi abordée dans notre vidéo sur le marketing du tabac.